Recommandations: maîtriser son e-réputation

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Bonjour à tous, aujourd’hui je vous fais part d’une synthèse (très synthétique, j’en conviens!) de mes lectures et réflexions en matière de réputation en ligne. Je ne prétends pas détenir les clés d’une réputation sans faille, mais j’espère pouvoir livrer tout au moins quelques conseils de base ;-)

Pourquoi s’intéresser à son e-réputation ?

Selon une enquête menée par le cabinet Hopscotch et ePerf Consulting du 1er au 8 février 2010 sur le web francophone, les patrons du CAC 40 sont peu nombreux à maîtriser les contenus proposés sur la première page de résultats des moteurs de recherche lorsqu’un internaute tape leur nom :

  • aucun patron d’une société du Cac 40 n’avait en effet de blog personnel visible ;
  • seulement 5 % étaient sur Facebook, 16 % sur LinkedIn ou Viadeo.

En conséquence, les premières pages de résultats laissent le champ libre aux liens pointant vers du contenu dévalorisant (critiques potentielles de la part des internautes, blogueurs ou articles de presse en ligne, etc.).

Pour le site ReputationSquad.com, l’e-réputation compromise d’un dirigeant peut avoir des conséquences importantes sur l’entreprise:

  • Image atteinte,
  • Difficultés dans des négociations commerciales ou financières,
  • Recrutement rendu plus complexe,
  • Perte potentielle de personnes-clés dans l’entreprise,
  • Etc.

S’assurer une présence en ligne permet de laisser une empreinte positive à l’internaute qui tombera alors au cours de sa recherche sur, entre autre :

  • Des profils dédiés à l’entreprise sur les réseaux sociaux (page Facebook, compte Twitter, réseaux professionnels comme LinkedIn ou Viadeo…) ;
  • De la création de contenu positif et susceptible d’intéresser le visiteur (blog d’entreprise ou de dirigeant, par exemple).

Recommandations

Voici donc, en toute humilité, quelques recommandations de base pour gérer sa réputation en ligne :)

En amont

  • Mettre en place des dispositifs de veille en temps réel sur son entreprise, sa marque, son produit, son domaine d’expertise, etc. afin d’anticiper: les tendances à venir, les opportunités à saisir, les crises potentielles…et ainsi, prendre des décisions informées.
  • Construire sa réputation petit à petit :
    • S’assurer une présence sur les réseaux pertinents (page Facebook ou compte Twitter à son nom ; réseaux sociaux professionnels… à sélectionner selon ses objectifs et son positionnement).
    • Cultiver ses contenus : billets sur un blog d’entreprise dédié, microblogging et postage de liens en rapport avec son domaine d’activité, par exemple.
    • Optimiser son référencement grâce aux deux actions précédentes, et à d’autres, comme l’achat de mots-clés.
    • Soigner son influence digitale : repérer les leaders d’opinion associés à son domaine (blogueurs, interlocuteurs les plus impliqués sur une page Facebook ou un compte Twitter, etc.) et entretenir des relations qualitatives avec eux.

De tout temps, et en particulier au cours d’une crise

  • Pratiquer la transparence et l’honnêteté : garder à l’esprit que tout se sait sur la toile et que les pratiques de censure (effacer les traces ou la cause de la crise) ou de faux contenu (blog, commentaires) sont extrêmement risquées, très mal perçues et auront généralement l’effet de propager la nouvelle avec encore plus de rapidité et d’ampleur (“Effet Streisand“).
  • Entretenir le dialogue avec sa communauté ; être dans une relation d’échange et de bénéfice mutuel. Se positionner au service de la communauté, et non l’inverse, au risque de provoquer la méfiance. Animer et éveiller sa curiosité.
  • Faire preuve de réactivité et de disponibilité: que ce soit grâce à une veille effectuée en amont, une modération au quotidien, ou une réaction face à une crise. Les internautes sont sur place la semaine, les soirs, le week-end, pendant les vacances…

Après une crise

  • En tirer les leçons avec humilité ;
  • Montrer que l’on est prêt à effectuer des changements et à se remettre en question ;
  • Apporter des preuves de sa bonne foi (actions, chiffres, site internet dédié…) ;
  • Travailler le référencement pour repousser les liens pointant à des articles négatifs loin dans les résultats de moteurs de recherche, en apportant de nouveaux contenus positifs.

Accepter le facteur “imprévu”

Il est important de garder à l’esprit que tout n’est pas contrôlable sur la toile et que ces facteurs de succès ne sont pas infaillibles, mais plutôt une conduite permettant de développer et entretenir au mieux son e-réputation. Un incident imprévu peut faire surface (exemple : Domino’s Pizza et la vidéo postée par ses employés) : il est important de savoir lâcher prise afin d’adopter la meilleure attitude possible, et entretenir une relation de confiance et de détente avec sa communauté.

Télé-réalité : on critique, mais on regarde quand même

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Règle numéro 1 : on assume

Ici, point de gêne, point de honte. Point de remarques dédaigneuses (Y’a que les blaireaux qui regardent) ou de diatribes indignées (On nous manipule, on nous trompe, on nous vole notre intégrité intellectuelle, gna gna).

Non, la télé-réalité n’est pas regardée exclusivement par des personnes intellectuellement déficientes, bien que semblant nous plonger dans un état semi-comateux proche de l’hypnose de groupe nous poussant à adopter des comportements irrationnels assez proches de ceux constatés lors d’une coupe du monde de football (hurlements, live-tweets, insultes, etc.)

Oui, l’image est manipulée de manière à ne montrer que ce qui arrange la prod : un medley des moments les plus croustillants, les plus choquants et les plus romanesques, de façon à nous ficeler et livrer un beau feuilleton qui nous maintiendra haletant et salivant devant notre écran. Les candidats nous l’ont assez répété et nous avons assez de bon sens pour nous en rendre compte par nous-mêmes.

On le sait, qu’on nous prend pour des cons. Mais on regarde tout de même. Quand je dis on, je parle de ceux qui assument, mais aussi de ceux qui se tapissent dans l’obscurité pour regarder d’un œil méfiant tout en critiquant les courageuses âmes qui en parlent ouvertement. Oui toi là, je t’ai grillé. Déculpabilise-toi sans crainte, car je vais t’expliquer pourquoi tu es irrésistiblement attiré par ce ramassis de comportements obtus (ce n’est pas moi qui l’ai dit, c’est toi qui l’as pensé tout haut).

Ce que la télé-réalité nous dit réellement

Penchons-nous tout d’abord sur les raisonnements de base occasionnés par chaque type de télé-réalité :

Trouver l’Amour (L’amour est dans le pré, Moundir l’aventurier de l’amour, L’amour est aveugle…)
Traduire : toi au moins tu n’as pas besoin de te ridiculiser devant la France entière d’une émission télé pour trouver l’amour.

Compétition basée sur le “talent” (Star Academy, La Nouvelle Star…)
Traduire : toi aussi tu as une chance de percer dans le milieu si ces blaireaux inaptes ces courageux candidats y arrivent.

Partir à l’aventure et braver les difficultés (Koh Lanta, Pekin Express)
Traduire : finalement, ton quotidien ennuyeux à mourir sans accrocs est bien agréable.

Expérience sociologique (Secret Story, La ferme des célébrités, L’île de la tentation…)
Traduire : toi aussi deviens célèbre en ne faisant rien trompant ton partenaire expérimentant la vie en communauté.

Témoignage (Confessions intimes…)
Traduire : ta vie est normale acceptable merveilleuse en comparaison.

Mais pourquoi je regarde ce truc, moi ?

Enfin, les véritables raisons qui te poussent à participer aux 5 à 20% de part d’audience généralement générés par une émission de télé-réalité. Enfin, des explications à ce comportement irrationnel qui te fait douter de toi-même. Meuh non, rien de grave.

  1. Ça repose le neurone : notons que ces émissions sont souvent passées en semaine. Tu rentres du travail, tu n’as pas envie de réfléchir. Ça tombe bien, y’a Moundir, l’aventurier de l’amour ! Et comme tu ne te rappelles plus trop ce qui s’est passé la semaine dernière, parce que tu chahutais trop devant avec tes coloc’s pour réellement suivre, l’émission se fera un plaisir de te livrer un résumé de 20 minutes sur les moments-clés (ou pas) de l’épisode précédent.
  2. On rigole bien : « La nuit porte sommeil », « Je suis une tombe de prison », « Je vais être constipée, j’ai déjà mangé du riz à midi »… phrases cultissimes et comportements hallucinants rythment la télé-réalité, source de délires, mèmes et pages Facebook en tous genres… On en veut toujours plus, et on n’est pas déçus. 
  3. L’effet feuilleton : on a beau dire, ils savent s’y prendre. Non seulement on s’attache aux personnages participants, mais l’on se retrouve également aspiré dans des spirales de suspense et de rebondissements de plus en plus sophistiquées. Oui, ok, on avait déjà deviné que les 3 candidats « éliminés » en début d’émission se retrouveraient dans une maison cachée, mais pendant 1h, on a eu un petit doute, non ? Et un cliffhanger en fin d’épisode ne fait jamais de mal (mais pourquoi machin at-t-il buzzé bidule ? A-t-il trouvé son secret ? aaargh !)
  4. On se rassure : c’est le moment de se lâcher en moqueries et critiques, et ce en toute légitimité. Si certains candidats semblent conserver un capital-normalité très raisonnable, d’autres semblent avoir été choisis pour leur aspect caricatural (que ce soit en inculture, arrogance, hystérie ou autre). D’ailleurs, ce sont ces derniers que l’on préfère : ils font vivre l’émission ! Il faut des Pascal et Lucie auxquels s’attacher malgré nous. Nous les regardons lutter un lundi sur deux pour s’échanger deux mots, et le profond sentiment de déprime qu’ils nous inspirent ne fait que nous rappeler à quel point notre existence est finalement palpitante et peuplée de rencontres passionnantes. Et puis, on a le droit de critiquer : ils ont CHOISI de participer donc tant pis pour eux ! Oui, l’être humain est cruel.
  5. Voyeurisme : une fois de plus, tout est permis. L’on pénètre dans l’intimité émotionnelle (et parfois, physique) des gens et on les voit réagir. Nous pouvons facilement nous identifier à ces situations qui sont réelles (enfin, a priori, hein).
  6. Le pouvoir absolu : décider du destin d’un autre être humain selon son bon vouloir. Dieu. Face à une télévision qui nous impose ses programmes et ses publicités, nous nous vengeons d’un seul geste : TAPEZ 1. Et vlan, dehors machin, ça t’apprendra à être inintéressant.
  7. Ça fait rêver : si si. En dépit de tout cela, la télé-réalité fait encore rêver. L’anonyme devient célébrité : nul besoin d’être même acteur ou chanteur… quelques semaines à se dorer la couenne au soleil dans une maison qui pique les yeux, un petit séjour sur une île déserte peuplée de créatures de rêve et nous voilà célèbres. Tranquille.

Bon, bien sûr, il faut être prêt à affronter le ridicule. Mais on sait très bien que ça ne nous arriverait jamais, à NOUS. Enfin, c’est ce qu’on croit.

Harcèlement moral: violences insoupçonnées

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Le harcèlement moral en famille sera enfin considéré comme un délit, nous explique Le Pays. Un colloque sur les violences psychologiques au sein de la famille s’est tenu vendredi dernier à Strasbourg, sous l’initiative de l’Avip (Aide aux victimes de violences psychologiques et de harcèlement moral dans la vie privée ou professionnelle). Outre les violences physiques dont le paysage légal est assez bien défini, les violences psychologiques sont également importantes et, par opposition, très peu répertoriées dans la loi.

Que dit la loi à ce jour ?

Depuis le 17 janvier 2002, le harcèlement moral est entré dans le code pénal et le code du travail.  Ainsi, il est défini comme des “agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits du salarié, à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel” (article L122-49 du Code du travail).

A vrai dire, le problème est traité lorsqu’il s’agit de harcèlement dans le cadre du travail mais peu reconnu dans celui de la sphère privée. Certes, le Code Pénal précise que “Le fait de harceler autrui peut être puni d’ 1 an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. » (Article 222-33-2), mais il est plus difficile pour une personne de reconnaître et prouver qu’elle subit des violences psychologiques de la part d’un de ses proches que de son patron ou un collègue.

Le processus de harcèlement moral

Dans sa forme la plus simple, le processus comprend deux acteurs : le manipulateur, ou pervers narcissique, et sa victime.

Marie France Hirigoyen, dans son ouvrage “Le harcèlement moral, la violence perverse au quotidien“, en donne la définition suivante : « Les pervers narcissiques sont considérés comme des psychotiques sans symptômes, qui trouvent leur équilibre en déchargeant sur un autre la douleur qu’ils ne ressentent pas et leurs contradictions internes qu’ils refusent de percevoir. […] Ce transfert de douleur leur permet de se valoriser aux dépens d’autrui. Le pervers narcissique est souvent un séducteur. »

Les véritables agressions psychologiques se font en privé et généralement sans témoins. Si témoins il y a, ils ne se rendront pas compte de ce qui se passe devant leurs yeux car les attaques se font à petites doses insignifiantes, mais de manière régulière : « sous-entendus humiliants, humour sarcastique, faux-semblants de civilité, de brimades à répétition, agressions non verbales (gestes, regards méprisants, soupirs). Ses propos, ses reproches sont souvent si flous qu’ils laissent la place à toutes les interprétations possibles ». Ainsi, ce n’est pas individuellement mais dans leur ensemble que ces actions revêtent toute leur importance. En outre, le harceleur utilise ses capacités d’adaptation et son charme afin de gagner l’approbation tacite du reste de son auditoire. En privé, le harceleur se « lâche » et se permet de menacer son souffre-douleur de manière claire, la rendant impuissante et apeurée.

La victime, de son côté, se retrouve isolée du reste du groupe, et, culpabilisée par son agresseur qui lui attribue tous les torts, en proie à la plus grande confusion. Le moindre acte de rebellion de sa part donne lieu à des accusations sur son comportement inadmissible. « La victime-type étant précisément celle qu’on imagine forte, par sa volonté et parfois son acharnement à essayer de s’en sortir seule. Il s’agit souvent d’une personne sûre d’elle, perfectionniste, entière, et qui ne pense pas que ce type de manipulation puisse exister. Son bourreau la veut ainsi, car la lutte doit être à la hauteur de ses ambitions et qu’il ne supporte pas le bonheur ou la réussite d’autrui. » Elle appellera rarement à l’aide, et très souvent, sa souffrance sera sous-estimée par ses proches si jamais elle se décide à le faire : « tu es parano », « ce n’est rien », « tu interprètes », etc. Ces réactions renforcent ainsi le scénario dans son ensemble ; les sentiments de culpabilité, d’incompréhension et d’injustice deviennent insupportables alors que la personne perd toute estime d’elle-même.

Que faire ?

La situation n’est pas à prendre à la légère : un « simple » harcèlement moral, non content de détruire une personne psychiquement, peut parfois se transformer en agression sexuelle, physique, et même mettre une vie en danger.

Dans le cadre du travail, c’est un cas qui peut se porter devant les Prud’hommes et la médiation. Mais dans la sphère privée, il est également impératif de rompre le silence provoqué par le sentiment de culpabilité et la volonté de s’en sortir seul. Si les proches ne semblent réaliser la réelle teneur de ce qui se trame devant leurs yeux (et derrière leur dos), il est possible de s’adresser par exemple à un coach ou un thérapeute qui saura aborder le problème avec objectivité.

Sources et témoignages

LePays.fr, “Le harcèlement moral en famille va être reconnu dans la loi”, publié le 10/06/2010, consulté le 10/06/2010

Bulletin Officiel sur le harcèlement moral au travail

Harcèlement Moral, le site officiel de Marie France Hirigoyen

La Maison du Soleil, “Le harcèlement moral, la violence perverse au quotidien”

Doctissimo, Dossier Harcèlement Moral, “Harcèlement moral: que dit la loi?”

Doctissimo, Dossier Harcèlement Moral, “Reconnaître un harceleur moral”

Le harcèlement moral dans la vie privée

Stop à toutes formes de harcèlement

Forum AuFéminin: témoignages

Forum Doctissimo: témoignages

Photo: Fear Of The Dark par Mathieu Moindron

Anonymat des blogueurs: l’apathie est une erreur

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Le point sur le débat

De l’anonymat, le sénateur Jean-Louis Masson est passé à une notoriété sur fond de révolte en quelques jours. Déposée le 3 mai, sa proposition de loi cible en particulier les blogueurs et vise à leur faire révéler leur identité, en affichant « nom, prénoms, domicile et numéro de téléphone » sur leur site.

La blogosphère française se mobilise. Exemples :

Le monde a besoin de preux chevaliers

Messieurs et Mesdames les cyniques, les ironiques, les blasés, les indifférents : agacez-vous si vous le souhaitez, j’aime votre franchise et vos billets souvent merveilleusement argumentés (on ne peut malheureusement pas toujours en dire autant du contenu de notre belle blogosphère influente) dénonçant l’inutilité des réactions outrées qu’a provoqué ce projet de loi. Mais je ne suis pas d’accord avec vous. L’apathie est un des pires fléaux de notre planète. Je vais y aller de ma diatribe justicière et affirmer que le monde a besoin de preux chevaliers pour défendre démocratie, liberté d’expression et autres valeurs si chères à nous autres rêveurs idéalistes.

Oui, l’anonymat est un enjeu qui vaut la peine de s’y attarder. Il ne s’agit pas du droit même d’anonymat mais bien entendu de ce qu’il implique, dont deux dimensions tellement évidentes que j’en ai honte de vous faire l’affront de les répéter.

  • Liberté d’expression : n’en déplaise à certains, ce débat est intimement lié à celui sur la liberté d’expression. Certes, rien n’est exclusif et le fait d’écrire sous son véritable nom n’exclut pas d’exprimer sa véritable pensée. Cependant, certaines circonstances font qu’un pseudonyme est parfois la garantie de réflexions plus approfondies ou de mise en évidence d’informations qui pourraient mettre en péril la réputation ou le poste du blogueur. Je vais rester dans la légèreté et prendre pour exemples criants d’évidence Maître Eolas ou Joe La Pompe.
  • Protection de la vie privée : divulguer son nom et surtout adresse et numéro de téléphone (Que voulez-vous que j’affiche d’autre, Monsieur Masson ? mes fiches de salaire ? mon dossier médical ?) reviendrait à s’exposer aux réactions malintentionnées de tout internaute lisant le blog, et qui eux, resteraient dans l’anonymat. Ne nous prélassons pas dans la paranoïa primaire, mais soyons honnêtes : plus le blogueur est connu et plus ce risque est présent.

Alors oui, ce débat retombera peut-être aussi vite qu’il est monté, et oui, en réalité, changer la loi serait complètement inutile, et nous en sommes conscients… mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Il  est si facile d’amener l’opinion publique à s’inquiéter : après les reportages sur les ravages de Facebook sur notre jeunesse dépravée et les dangers d’internet (a.k.a. le Mal absolu), à quand un focus sur les propos malfaisants des blogueurs anonymes ?

Cette levée de boucliers est nécessaire. Ne la considérons pas comme acquise, car si personne ne réagissait, un tel projet de loi pourrait bien être implémenté. Puis un autre sur la censure. Et un autre. Une fois de plus, ne soyons pas paranos, mais ne tombons pas non plus dans la naïveté de penser que la liberté d’expression est un droit inaliénable. Elle se trouve bafouée quotidiennement, dans bien d’autres pays que je ne citerai pas.

Le web 2.0 expliqué à ma grand-mère

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Principes de base

Le Web 2.0 est un concept lancé en 2004 par Tim O’Reilly, un des leaders majeurs dans le secteur Internet , lors de l’organisation d’une conférence à propos du web. Cette expression désigne les nouveaux usages d’Internet apparus ces dernières années, et les outils qui y sont rattachés. L’on parle également d’Internet participatif.

De nouveaux modèles ont été générés par ce phénomène. Parmi les plus connus, on retrouve Wikinomics par Don Tapscott, désignant un modèle correspondant à la collaboration issue de l’intelligence collective (par exemple, Wikipedia), ou encore la théorie de la longue traîne par Chris Anderson, un nouveau modèle économique basé sur la vente de nombreux produits en petite quantité (par exemple, sur Amazon ou Cdiscount).

La notion de web 2.0 est qualifiée et se différencie du web 1.0 par deux concepts de base :

  1. Le Social Networking (réseau social) qui rassemble des communautés d’internautes selon leurs centres d’intérêt (par exemple, Facebook)
  2. La notion de User Generated Content (contenu généré par l’utilisateur) qui implique que l’internaute ne se contente pas de télécharger ou lire des contenus mais en produit à son tour et contribue à enrichir la toile. Le modèle économique des plates-formes nées sur ce principe (par exemple, YouTube) ne repose donc pas sur un téléchargement payant de contenus mais sur la valorisation de contenus amateurs. On parle même par extension de crowdsourcing (approvisionnement par la foule).

Ces deux notions se retrouvent dans les différents types d’outils 2.0 que l’on appelle médias sociaux.

Social Networking: les réseaux sociaux

Le réseau social typique tel que nous le connaissons aujourd’hui repose sur trois principes de base:

  • Trouver des anciens amis, des collègues, etc. ;
  • Se connecter et avoir accès aux profils ; agrandir son réseau ;
  • Partager : des nouvelles, des photos, etc.

Trois réseaux se sont particulièrement imposés successivement lors de ces dernières années.

  • MySpace cible les adolescents et repose sur la personnalisation de sa page personnelle (arrière-plan, musique de fond, etc.). Ce réseau est à présent en déclin face aux deux autres et reste surtout utilisé soit par un public jeune, soit par des acteurs de la sphère musicale.
  • Facebook, qui en mars 2010 a dépassé Google en termes d’audience, s’est imposé en trois ans comme le premier réseau social de la planète.
  • Twitter, lancé en 2006, repose sur la mise à jour du statut de l’utilisateur et connaît un succès grandissant car il per met de connaître l’information en temps réel (par exemple, lors du tremblement de terre à Haïti). Ce service mixte allie les avantages de la veille, du principe de blog et même de la messagerie instantanée puisque les utilisateurs peuvent s’adresser les uns aux autres.

Il existe une multitude d’autres réseaux sociaux, notamment des réseaux sociaux professionnels permettant de multiplier les opportunités dans le monde du travail (Viadeo, LinkedIn).

User Generated Content: les médias sociaux de génération de contenu

Ceux-ci peuvent inclure de nombreuses dimensions, et ce contenu peut être écrit, audio ou vidéo. En voici quelques-uns:

  • Les outils collaboratifs permettent de partager notamment des éléments que l’on trouve intéressants avec les autres utilisateurs (sous forme d’article, d’information pure, de liens, etc.). Exemple: Del.icio.us, Digg
  • Le blog est un outil de publication personnelle qui permet à l’internaute de s’exprimer sur un espace qui lui est propre.
  • Les plateformes de partage permettent de mettre en ligne du contenu audio, vidéo ou photographique. Exemple: Youtube (vidéo), Flickr (photo)
  • Les commentaires, forums de discussion et espaces et site d’avis de consommateurs permettent aux internautes de donner leur opinion et de débattre sur différents sujets selon leurs centres d’intérêts.
  • Le journalisme participatif: un des phénomènes du web 2.0 est la notion de “citoyen-média”, c’est-à-dire la possibilité pour l’internaute de mettre en ligne du contenu à ton journalistique. AgoraVox ou Le Post sont des sites qui permettent au citoyen lambda de mettre son contenu en ligne.
  • Les wikis sont des sites modifiables par les internautes permettant le libre partage de l’information: l’exemple le plus connu en est Wikipedia.

N’hésitez pas à ajouter votre contribution ou vos commentaires si certaines explications ne vous paraissent pas claires ou appropriées!

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