Pourquoi je suis blonde Inside – 1ère partie

Journal d'une Rêveuse, Obsessions 11 Comments »

Cher Toi, qui attendais ce billet avec impatience (ou pas), je vais enfin te dire pourquoi, sous ma chevelure d’ébène (euhhh) se cache parfois une cervelle de blonde – et bien cachée, de surcroît. J’en profite pour accorder une petite pensée à cette vraie blonde qui s’est fait licencier pour avoir tenu une chronique sympathique sur sa vie au quotidien, dont son travail – ah non, attendez, c’était pour avoir photographié Winnie l’Ourson et amené un portable rose sur son lieu de travail. On pense fort à elle en tout cas.

Donc. Je peux te pondre un mémoire de marketing en anglais, je peux te faire une note d’actu sur le capital-risque, le leverage buyout et produits dérivés (et avec le sourire hein), et je te termine un Flaubert (a.k.a. DIEU) en quelques jours. Mais demande-moi de relier une brochure et mon quotient non-intellectuel se révèle dans toute sa splendeur.

20 brochures à imprimer en A5 et relier. En début de semaine, j’ai rendu un travail en retard et m’en mords secrètement (et encore maintenant) les doigts depuis – je veux me rattraper, il en va de… plein de facteurs. Un bon travail de stagiaire comme j’ai eu la chance de ne pas en faire souvent ces six derniers mois – c’est le souci de faire un stage intéressant – et justement, je réalise que cette donne fait partie du problème.

  1. Comment diable vais-je imprimer ce truc en A5?
  2. Comment diable vais-je donc couper ces feuilles en deux de manière régulière?
  3. Où diable vais-je trouver de quoi relier un truc en A5?
  4. Sa mère, 20 exemplaires, ça fait beaucoup.

Soucieuse d’apprentissage et de perfection, je m’y prends (très) à l’avance : avant même de recevoir le document, je vérifie comment imprimer un PDF à raison de deux pages par feuille – bon alors, là ça ne va pas, elles sont horizontales – non, là c’est la mauvaise taille – han, « livret » attends ça va le faire – ah ben non, c’est recto-verso, saleté.

Puis je me renseigne un minimum – quelqu’un me dit d’utiliser un massicot (what the hell is that ?) ; et durant l’heure qui va suivre je vais croire qu’il s’agit d’un engin magique destiné à relier – mais non, en fait, ça sert à couper des blocs de feuilles de manière régulière. Ô joie, je n’aurai pas à faire usage d’une règle et d’un cutter sur 160 pages. Et puis, vais-je relier à la fameuse thermocolleuse (cette invention formidable) ou, soyons fous, utiliser des spirales ?

Et là, c’est le drame : ni pour l’une, ni pour les autres, ne disposons-nous de couvertures plastiques, de spirales, d’outils A5 (que je sache, mais en fait, si). Pire : je ne sais pas où se trouve le fameux massicot, et je n’en ai jamais utilisé. Pire : je ne sais pas utiliser la machine-à-perforer-puis-mettre-des-spirales.

Je me sens comme une brioche. Brune outside, blonde inside. Fait qui se confirmera dans les deux heures et demie suivant ce constat intérieur: le temps qu’il m’aura fallu pour terminer cette tâche.

Suite au prochain numéro.

PS : j’ai dû Googler « massicot » pour être sûre de l’orthographe. J’avais au moins ça de bon, mais ça n’aide pas à s’en servir. Vous verrez.

Impressions: The Big Bang Theory

Geekeries, J'aime, j'aime pas 9 Comments »

Une blonde. Quatre geeks. Il n’en fallait pas plus pour inventer une des séries les plus hilarantes de tous les temps. The Big Bang Theory est un festival de geekeries, de quiproquos, de situations ridicules, de romance foireuse, de répliques mythiques. Mini-présentation des personnages:

Leonard: geek, personnage principal de la série, relativement sociable, un QI de 173, et amoureux de sa nouvelle voisine Penny.

Penny: Ok, here you go Leonard. One tequila sunrise!
Leonard: Thank you! You know, this drink is a wonderful example of how liquids with
different specific gravities interact in a cylindrical container!

Sheldon: geek obsessionnel, coloc’ de Léonard, complètement barré, génie qui est allé à l’université à l’âge de 11 ans, carrément maniaque et répond à toutes les questions au premier degré (non sérieusement, ce dernier détail donne lieu à des conversations absolument géniales).

Leonard: For God’s sake, Sheldon, do I have to hold up a sarcasm sign every time I open my mouth?
Sheldon (intrigued): You have a sarcasm sign?

Howard: geek obsédé, vit encore chez sa mère.

Rajesh: geek indien, incapable de parler à une femme sauf en état d’ébriété.

Penny: blonde, blonde, blonde.

On peut même y rajouter Leslie, geekette scientifique et stoïque au sens de la répartie acerbe.

Leslie: Boy, your heart’s racing. I must’ve really gotten you going.
Wolowitz: Well, it’s partly you, partly my transient idiopathic arrhythmia.

Leslie: Sexy.

Bref, une série excellente destinée au geek qui sommeille s’assume en nous. Un véritable Beauty and the geeks, à regarder en VO, bien sûr (je n’ai pas essayé en VF et je n’ose pas), ça en vaut vraiment le coup. J’adore, je rigole toute seule à une réplique sur deux, et mine de rien, on nous apprend / rappelle l’effet Doppler, le chat de Schrödinger, le principe d’Archimède… (on n’en est pas à C’est pas sorcier mais c’est intéressant, quand même).

Au Etats-Unis, on en est déjà à trois saisons, avec confirmation d’une quatrième à venir: de bonnes heures de rigolade en perspective!

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