L’égouttoir, facteur de discorde

Journal d'une Rêveuse, Obsessions 3 Comments »

Ma coloc est comme moi. Non, vraiment comme moi. C’est ma jumelle de comportements obsessionnels et de films et séries de geek. C’est “My Bro”, un vrai, selon les standards de Barney Stinson. Le ménage, le rangement des produits à la caisse, la phobie du retard, les fourchettes impaires. L’autre soir, en sortant de Body Combat avec My Bro, je note qu’une fille devant moi a une étiquette qui dépasse de son vêtement. A la nuque, où ça se voit vraiment. J’ai le réflexe – qui me fait imperceptiblement lever le bras – de remettre l’étiquette à l’intérieur du vêtement. Ah non, je ne peux pas. Gnnnn, je ne vois que ça.

Je lance un regard à My Bro qui a les yeux rivés sur la fameuse étiquette. Elle me regarde à son tour, on se comprend direct. On se gromelle en anglais pour éviter de se faire remarquer – “Are you thinking what i’m thinking?The tag?yyyyup!” – Bref, l’osmose, l’entente parfaite, les mêmes névroses, les mêmes geekeries aussi.

Sauf avec ce satané égouttoir.

L’égouttoir, c’est le grain de sable, le facteur Yoko, une source d’incompréhension dans notre harmonie quotidienne. Etape 1, on lave la vaisselle, on la met dans l’égouttoir; jusqu’ici tout va bien. Etape 2, une d’entre nous a besoin d’une assiette. Si c’est moi, j’en prends une nouvelle dans mon placard, qui croule de vaisselle – rangée avec application, comme il se doit. Si c’est My Bro, elle en prend une dans l’égouttoir, quitte à la sécher au torchon.

Etape 3, la dissidence. Elle ne comprend pas pourquoi j’ai besoin d’une assiette nouvelle alors qu’il y en a plein l’égouttoir. Je veux avoir le plaisir d’utiliser ma vaisselle. Elle ne veut pas trop de vaissellle dans l’évier. Je ne comprends pas pourquoi elle fait l’effort de sécher une assiette au torchon – que j’imagine infesté de bactéries, gnnn – alors qu’il y a des assiettes sèches dans le placard. Elle ne comprend pas pourquoi je ne peux pas faire cet effort mais rajoute cependant une assiette dans l’évier – complètement illogique.

C’est terrible. Il faut beaucoup de force mentale pour surmonter de telles différences.

Killing zombies at Body Combat

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I used to suck at sports (I’m working on that) and especially, either hated them or found them boring. I needed something: 1. to put me back in shape 2. to learn how to fight and defend myself 3. exciting and dynamic and 4. that would make me look cool. Plus, I was hesitating between all of these martial arts – Kung Fu? Karate? Tae Kwon Do? Muay Thaï? I even wanted to do Tai Chi.

And omg, i found all of it in Body Combat. And even more. I became addicted from the first session. I am a living commercial for it now. I am excited just writing about it!

Basically you spend an entire hour hitting and kicking, all rhythmed with dance/techno music. But there’s no one in front of you. No real ennemy. Or, from a different perspective, anyone or anything you want. That girl who stole your boyfriend. That guy at work you can’t stand. Your ex. Your mother-in-law. Your boss. Your intern. Zombies. Spiders. Your fears, your pain, your guilt, yourself, anything. An entire hour fighting your own demons but surrounded with a comforting crowd of people doing the exact same thing. Getting sweaty, getting tired, getting exhausted, getting thirsty, getting nuts, but not stopping, because this is a unique moment in your week; the moment when you and your Tribe are one single entity, fighting together, in one giant movement. You end up strong, liberated, and in vital need of a shower. Amazing.

You have to experience it to understand it; in the meantime a demo video with our teachers here.

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