Lorsque tu es une fille, et que tu as un chat femelle, tu dis “mon chat”, pour des raisons sémantiques évidentes afin d’éviter les blagues vaseuses de la part de tes comparses masculins. Sauf deux semaines par an, lorsque l’animal en question a ses chaleurs et commence à beugler “mrrrââââooowww” à travers la maison tout en se frottant à tout ce qui bouge (ou pas, genre une lampe, ou un sac, ou un dinosaure en peluche). Dans ces moments là, tu manques atrocement de sommeil (car le beuglement de chatte s’entend malgré les boules Quiès) et tu trouves soudainement très drôle de balancer des phrases du style “viens dormir chez moi, ma chatte est en chaleur”.
Autre situation complètement différente et sans aucun rapport (sauf en ce qui me concerne, sinon ce billet complètement inutile n’existerait pas): la fuite dans la salle de bains. Celle que tu n’avais pas remarquée tout de suite, que tu décèles soudainement à cause du “ploc-ploc” de plus en plus distinctif entendu chaque fois que quelqu’un va aux toilettes. Bref, je remarque cette fameuse fuite, provenant de l’arrivée d’eau à la chasse d’eau, un truc monstrueux, du goutte-à-goutte inondant le magnifique carrelage gris/rose (?) de ma salle de bains. Et je me rends compte que je n’ai qu’une serpillère en rab, et encore, il y a deux énormes trous dedans car je l’avais achetée en vue de me faire un gilet-serpillère à une soirée “thème beauf” (lequel gilet a eu un certain succès).
Pourquoi ces deux évènements sont-ils liés en ce qui me concerne: tout simplement parce qu’ils se sont passés exactement au même moment, c’est-à-dire hier. Là, s’ensuit une farandole de petits évènements comiques du genre acheter 6 serpillères supplémentaires (véridique) pour faire un roulement et les alterner sur le séchoir, ou vider le seau placé sous la fuite toutes les trois heures pour que les dégâts soient moindres. Cette nuit, My Bro se levait à 3 heures du matin, puis à 6, pour vider ce satané seau, et lorsque nous dormions enfin, nous avions droit à un concert de: maow, rrr, mrraow, mraaOOW, MMRRAÔÔWWW, et ainsi de suite, sans oublier l’absence de pause-déjeuner bouffée par un aller-retour pour ouvrir au plombier. Bien sûr.
D’où une fatigue assez conséquente, et d’où la rédaction de ce billet complètement débile: pourquoi se prendre au sérieux 100% du temps, de toute manière?
(Je vous ai bien eus avec ce titre, bande de petits malins)
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