“Et maintenant, que vais-je faire?”

Geekeries, Journal d'une Rêveuse, Obsessions 4 Comments »

Un projet (au hasard, un mémoire de fin d’études de 100 pages) te prend la tête pendant 6 mois, puis devient un véritable cauchemar pendant 6 semaines additionnelles en dépit de l’intérêt que tu portes au sujet.

Le stress t’a éloigné de tout, de tes amis, du sport, de la lumière du jour et ôté tes derniers débris de sang-froid; ton cerveau monotâche se focalise sur une seule chose, occultant tout autre projet.

Et tout d’un coup, c’est terminé.

Le vide.

Le silence.

Le temps.

Et le sommeil (3 nuits de 12 heures et ça va un peu mieux, généralement).

Dans ce genre de situation, pour ne pas sombrer dans la profonde  et célèbre déprime Curly-TV-ennui-mortel, il est vital de s’occuper un peu suite aux quelques jours de repos nécessaires (le bonheur de ne rien faire de ses journées sans culpabiliser) ; personnellement, j’ai déjà une petite liste en tête de choses qui me feraient bien envie. Du futile, de l’utile. De la curiosité, de l’envie, du besoin. Une petite to-do list comme j’aime en faire ! Raaah, ça défoule…

Dans la catégorie « indispensables »

  • Trouver un travail (en cours de réalisation \o/). Community management, RP, Publicité. Mon CV est là d’ailleurs (je dis ça, je ne dis rien ;-) ).

Dans la catégorie « geekerie pure »

  • Passer au Libre (en cours de réalisation) : Ubuntu téléchargé ; CD gravé. Je me prépare psychologiquement à abandonner Windows (ne me jugez pas, mais après plus de 10 ans de relation fusionnelle, j’angoisse un peu). Rappel: le libre, c’est gratuit, c’est mis à jour régulièrement, c’est plus sécurisé, et ce n’est pas plus compliqué que Windows ou Mac OS !
  • XHTML / CSS (en cours de réalisation): sérieusement, depuis le temps que je voulais m’y mettre. Connaître les médias sociaux, c’est bien joli, mais quand quelque chose t’intéresse, tu creuses un peu. Moi, c’est le web. Allez hop, c’est parti. Oui je sais, les geeks avertis me parleront de langages de dinosaure, mais : il faut bien commencer quelque part, non ? D’ailleurs moi, j’ai commencé à partir de rien, sur Le Site du Zéro.
  • Photoshop : je me sens inculte. Il me faut des bases. Help. J’ai trouvé quelques tutoriels mais je ne suis pas transcendée ; toute suggestion est la bienvenue !
  • Rubik’s Cube (en cours de réalisation) : j’avais appris à en résoudre un… quand j’avais 16 ans ; et tout oublié depuis. Le Rubik’s Cube détend, occupe l’esprit et les mains. Le Rubik’s Cube, c’est le Bien. Allez, je m’y remets. Pour ceux que ça intéresse, le site Francocube nous explique simplement comment faire!

Dans la catégorie « projets »

  • Ce blog : quelques articles utiles ne lui feraient pas de mal, non ? Allez, je m’y mets. Pas d’inquiétude, les textes lyrico-dépressifs seront encore légion (c’est plus ou moins la ligne éditoriale de ce blog, après tout).
  • AperiTweets: on ne vous oublie pas ;) s’il n’est pas sûr d’y en avoir un en juillet, on reprend sur les chapeaux de roues à la rentrée!
  • On m’a proposé de participer à quelques projets de rédaction, notamment sur les médias sociaux… j’ai hâte de pouvoir enfin m’y atteler !

Dans la catégorie « mylife.com »

  • Reprendre le sport : indispensable !
  • Prendre des vacances. Non non, des vraies, au soleil ! J’espère toujours…
  • Manger plus équilibré… hahah, non je rigole :D

Sur ce passionnant billet (tout est relatif), je vous dis à très bientôt, et merci pour votre fidélité à ce petit blog que j’ai appris à chérir au fil des mois ;-)

Impressions: The Big Bang Theory

Geekeries, J'aime, j'aime pas 9 Comments »

Une blonde. Quatre geeks. Il n’en fallait pas plus pour inventer une des séries les plus hilarantes de tous les temps. The Big Bang Theory est un festival de geekeries, de quiproquos, de situations ridicules, de romance foireuse, de répliques mythiques. Mini-présentation des personnages:

Leonard: geek, personnage principal de la série, relativement sociable, un QI de 173, et amoureux de sa nouvelle voisine Penny.

Penny: Ok, here you go Leonard. One tequila sunrise!
Leonard: Thank you! You know, this drink is a wonderful example of how liquids with
different specific gravities interact in a cylindrical container!

Sheldon: geek obsessionnel, coloc’ de Léonard, complètement barré, génie qui est allé à l’université à l’âge de 11 ans, carrément maniaque et répond à toutes les questions au premier degré (non sérieusement, ce dernier détail donne lieu à des conversations absolument géniales).

Leonard: For God’s sake, Sheldon, do I have to hold up a sarcasm sign every time I open my mouth?
Sheldon (intrigued): You have a sarcasm sign?

Howard: geek obsédé, vit encore chez sa mère.

Rajesh: geek indien, incapable de parler à une femme sauf en état d’ébriété.

Penny: blonde, blonde, blonde.

On peut même y rajouter Leslie, geekette scientifique et stoïque au sens de la répartie acerbe.

Leslie: Boy, your heart’s racing. I must’ve really gotten you going.
Wolowitz: Well, it’s partly you, partly my transient idiopathic arrhythmia.

Leslie: Sexy.

Bref, une série excellente destinée au geek qui sommeille s’assume en nous. Un véritable Beauty and the geeks, à regarder en VO, bien sûr (je n’ai pas essayé en VF et je n’ose pas), ça en vaut vraiment le coup. J’adore, je rigole toute seule à une réplique sur deux, et mine de rien, on nous apprend / rappelle l’effet Doppler, le chat de Schrödinger, le principe d’Archimède… (on n’en est pas à C’est pas sorcier mais c’est intéressant, quand même).

Au Etats-Unis, on en est déjà à trois saisons, avec confirmation d’une quatrième à venir: de bonnes heures de rigolade en perspective!

Paris twitte-t-il: la chasse est ouverte

Geekeries, Journal d'une Rêveuse 8 Comments »

L’excitation est à son comble, mêlée d’appréhension: ce genre d’évènements est toujours pour moi la promesse d’une soirée passionnante, de rencontres intéressantes et de bonnes rigolades. Ces soirées sont pour Eowenn, souvent réservée au quotidien et ratounette d’ordinateur de bibliothèque  l’occasion de papillonner d’une personne à l’autre, d’entamer des conversations sans queue ni tête et de se faire de nouveaux contacts, le tout ponctué de rires et de photos plus ou moins compromettantes.

Eine kleine Nachtmusik vissée dans les oreilles pour m’aider à oublier les Lourds me hélant dans la rue, je rase les murs de la rue du Faubourg du Temple pour me rendre à ce fameux Paris twitte-t-il (question: pourquoi les soirées blogueurs sont-elles toujours situées dans des quartiers douteux?) J’arrive à l’entrée de la Java, rien que ça, où une demi-douzaine de personnes attendent déjà – je ne connais personne mais l’on se fait tous des petits sourires mi-ravis, mi-gênés genre “Nous connaîtrions-nous sur Twitter sans le savoir?”. Hou, le suspense et l’anticipation de ce passage du statut de contacts Twitter à celui de connaissances IRL… mind the gap.

Nous rentrons dans le bar / club et donnons nos pseudos à l’accueil qui dissipe toute crainte en fournissant généreusement  une étiquette à chacun pour y inscrire son pseudo Twitter. Je note “Eowenn =^.^=” (ce qui me vaudra toute la soirée des concerts de “pourquoi Eowenn? c’est breton? c’est celte? c’est du Seigneur des Anneaux? pourquoi ya un chat à côté?”). Le monsieur derrière moi se présente: @Sarimarcus; nous nous fixons immédiatement, sortons un “ah oui” de reconnaissance; youpi, j’ai rencontré mon premier contact. Je check-in à “la Java” sur Foursquare, et ma geekerie se contentera de ce geste pour le reste de la soirée: je n’aurai pas le temps d’en faire plus.

Et je pars à la chasse. La soirée est un safari, un challenge: rencontrer le maximum de followers/followés possible en un minimum de temps. Les gens passent, tu ne les regardes pas dans les yeux, mis tu scrutes les poitrines (…), les vêtements, les bras pour y distinguer le petit rectangle blanc salvateur, celui qui nous renseignera sur l’identité de l’interlocuteur. Tu te dévisses le cou et équarquilles les yeux pour distinguer les pseudos dans le noir, mais ce n’est pas grave, parce que tout le monde fait pareil.

Les gens ne se connaissent pas tous mais ils se disent tous bonsoir; ils se parlent, networkent; les @pseudo et cartes de visites s’échangent et les blagues à deux balles vont bon train (“T’as combien de followers? 150? bwahaha j’te parle même pas. Haha.”). Fidèle à mon comportement de soirée, je folâtre d’une personne à l’autre, je croise @PRland et @Mathilde_F grâce à mes collègues; je harponne @MathieuFlex au passage, nous nous saluons brièvement avec @Paingout, je discute avec @thekitchenfr et @buzz2day. Régulièrement, il y a checkpoint et bilan de la soirée avec @Sarimarcus qui comme moi semble rencontrer de nombreuses personnes. Je retrouve @Marion_mdm, @Hedia et @Guillermo83 avec plaisir, mais une question me taraude: où est @Oupsy, la demoiselle aux jolies photos de chat et chaussettes rayées? Je finis par (enfin) la rencontrer. Et encore plein d’autres gens sympathiques que je m’excuse platement de ne pas citer…

Je vole une photo VIP avec monsieur @culturepub (qui semble sur l’instant dubitatif quant à mes intentions) et une autre avec @cyrilpaglino (finaliste de Secret Story 2, bande d’incultes). Les gens sont vraiment tous sympa; il n’y a pas de comportement élitiste, pas de prise de tête: nous sommes tous membres de la twittosphère parisienne. Dommage que je n’aie pu rencontrer toutes les personnes que je souhaitais croiser, mais ce fut une très bonne surprise et d’agréables moments. Merci à tous ceux que j’ai eu la chance de (re)découvrir hier soir!

N.B.: à la demande générale et unanime (de 2-3 personnes), je rajoute 3 petites photos de la soirée:

@Sarimarcus

@culturepub

@cyrilpaglino

To Geek Or Not To Geek: questions de positionnement

Geekeries, Journal d'une Rêveuse 4 Comments »

Ce billet aurait pu être titré De l’importance d’avoir des amis geeks. Plongée comme je le suis en semaine dans mon petit quotidien – métro, boulot, métro, Facebook, Twitter, Blog post, Twitter, Star Wars: The Force Unleashed, Facebook, Maxime Chattam, Twitter, etc. jusqu’à ce que mort neuronale et dodo s’ensuive – j’en oublie presque ce que ça fait de passer du temps avec des gens qui ne baignent pas dans ce flux incessant d’informations.

Ce week-end faisait donc parti de ces moments que je passe en compagnie de personnes exclusivement non-geek (la famille ne compte pas: on fait preuve d’indulgence; fracture générationnelle, tout ça; et beaucoup de mes amis travaille dans la communication et le web). De ces gens de notre âge (disons, moins de 30 ans) qui n’ont pas de Twitter, pas de console, ne connaissent pas “mer il et fou” et certains n’ont même pas de profil Facebook – mon Dieu mais que font-ils de leur temps libre?

Blague à part, je me suis sentie, en quelque sorte, presque seule: moi qui tends vers un idéal de geekitude cool (lorsque “geek” ne signifie pas “sans amis” mais “2.0 fluent”), moi qui complexe car j’ai le sentiment que je n’en connaîtrai jamais assez sur ce domaine et travaille d’arrache-pied pour combler mes lacunes, je me suis rendu compte que finalement, aux yeux du béotien 1.0, je faisais partie de cette communauté sans avoir même à faire d’effort. Au début, c’est presque une revendication identitaire (pour moi, ça l’est: je ne suis pas la pétasse à diplôme en marketing que tu croises tous les jours: je suis une pétasse marketing qui lit, écrit, a une vie sociale et ne gère pas trop mal sur un ordinateur, pour une fille). Les 25 premières blagues et remarques ironiques sur Twitter et autres sont marrantes, les 25 suivantes sont un peu plus lourdes à porter, surtout lorsque tu entends pour la cinquième fois dès que tu sors ton iPhone pour checker un mail “Tu parles à tes vrais amis?” (NDLR: sans rancune).

Ce week-end, j’étais la geek de service, et j’ai eu du mal à assumer. Honte à moi.

Puis j’ai réfléchi (cela m’arrive, parfois) et je me suis rendu compte que le mot “geek” avait perdu de son sens et ne signifiait, au final, plus grand-chose. Question de point de vue. Il y a 20 ans, un geek était un mec qui savait envoyer un e-mail. Aujourd’hui, ça veut dire quoi? Les deux tiers des français ont internet. 80% des jeunes ont un compte Facebook. Où est la frontière entre la geekitude et la non-geekitude? La détention d’un compte Twitter (9% des internautes, donc)? Un métier dans le web? …Des lunettes?

Ou alors faut-il se positionner: tout ou rien, réfractaire à toute forme de technologie ou asocial linuxien? Non, je ne suis pas d’accord. Michael Porter, père du marketing stratégique, peut se retourner dans sa tombe (enfin pas vraiment, puisqu’il n’est pas décédé), mais j’aime et revendique cette polyvalence et je ne choisirai pas l’un ou l’autre extrême. Je ne joue pas aux MMORPG, je sors le week-end – OU PAS, je lis des hors-série Les dossiers de la science spécial Internet, je lis des vrais livres, j’écris sur Twitter – OU PAS. J’observe le web tous les jours, et je vois surgir de plus en plus de gens comme moi, des gens in the middle. Vie sociale et web 2.0, c’est possible.

Un peu de curiosité, et stop aux clichés.

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