Paris Girl Geek Dinner: World of Geekette

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PGGDTrès exciting pour moi, cette Girl Geek Party 2ème édition organisée par GamonGirls: mon premier évènement blogueurs (blogueuses, en l’occurence), et mon premier livetwitt. Hier soir, accueillie au Café Carmen par une hôtesse souriante qui prend mon nom à l’entrée (so VIP), je découvre un espace lumineux, au plafond élevé et décoré de colonnes à l’achitecture corinthienne et autres moulures. Moi qui m’attendais à un petit café sombre du 18ème, je m’avance en souriant bêtement. C’est lorsqu’on s’y prépare le moins que l’on passe les meilleures soirées, et moi, à part ma tenue – détails sur ce point précis un peu plus bas – je n’avais absolument rien préparé.

Après un tour au vestiaire (gratuit) qui me vaut un ticket à utiliser pour la tombola de fin de soirée – ah bon, y’a une tombola? cool! – je fais un petit tour au bar – un verre à la main, on a tout de suite l’air moins perdu et on sait quoi faire de ses bras. Mon vodka-pomme dans la main gauche (mon seul de la soirée: à 50% vodka, 50% pomme, le barman a eu la main lourde et le coeur généreux), je twitte de la droite: je m’improvise livetwitteuse de la soirée pour me donner une contenance parce qu’à vrai dire, je ne connais personne. “@Eowenn: Un des rares événements sociaux où ça fait branché d’avoir la tête dans son iPhone #girlgeekparty“.

Cooking MamaForte d’un filet de sécurité vodka-iPhone en main, je me dirige vers une jeune fille qui a l’air tout aussi oisive que moi, sinon plus, et nous commençons à parler, bientôt rejointes par une troisième geekette: “Vous aussi vous êtes perdues? – euh oui, si tu ne connais personne, c’est le bon endroit“. C’est ainsi que j’ai rencontré mes deux acolytes de la soirée et co-exploratrices de la Girl Geek Party: Tiphaine, mitraillant la soirée de son Réflex numérique (dont je suis très jalouse); et Noémie, de GamonGirl. Armées de mini-hamburgers et mini-hot-dogs (ils savent parler aux filles, ces gens-là), nous échangeons geekeries: “Vous regardez quoi comme séries? – le pire, c’est quand quelqu’un te spoile la fin – tous les matins je checke: Gmail, Facebook, Twitter – toi aussi tu gardes les trois onglets ouverts en permanence?“… Tiphaine, à peine arrivée, se fait interviewer par une journaliste qui lui pose des questions du style “En quoi vous considérez-vous comme une geekette?” et n’a pas l’air de comprendre que celle-ci fait des études d’informatique, un point c’est tout.

Tiph'sTifsIci, pas de clichés: toutes les geekettes sont différentes. Branchées ou non, girly ou non; casual, corporate; il y a de tous les looks. Nous papillonnons de stand en stand: skateboard Wii, Nikon; Tiphaine et Noémie se font triturer les cheveux par Philips et ses lisseurs-boucleurs magiques; un type de chez Flickr nous fait une démo que j’écoute d’une oreille distraite tout en continuant à twitter. Je me rends compte que j’ai été retweetée par @parisggd et une fille me reconnaît: “eh tu es celle qui a twitté le truc sur l’iPhone!”. Ô joie, je suis célèbre.

Puis, direction espace Cooking Mama-Francine-Tefal où à l’occasion de la chandeleur, on peut manger une crêpe toute chaude en jouant à la DS. Tefal, tu penses à tout: je suis au paradis. En pleine partie de Cooking Mama, je me fais accoster par un photographe: “c’est pour Grazia“. Euh, c’est un magazine féminin ça non, pensé-je, tentant une pose détendue tout en sachant pertinemment que j’aurai l’air crispé et les yeux fermés (après vérification aujourd’hui, je me rends compte que c’est même un magazine de mode, gniii). Serait-ce grâce à ma sublime tenue (t-shirt ample , short, leggings, legwarmers, manches indépendantes, converses trouées, fleur dans les cheveux) alliant avec grâce geekerie et féminité? </joke>

(Note, le 17 février 2010: finalement je me suis retrouvée dans le magazine, gros choc)

Parfois, l’organisatrice Sandrine Camus prend la parole: elle nous présente Madame Yahoo!, grande boss de Yahoo! France; ou laisse la scène à Philips (qui nous parle sex-toys et appareils à crêpes). Au premier rang, j’écoute à peine (je twitte, telle une asociale de base et complètement excusée par le contexte: quel bonheur). Je me fais prendre en photo et vidéo un milliard de fois, la tête plongée dans mon iPhone; my God, je dois être une caricature ambulante.CM n me

Les résultats pour la tombola tombent enfin: Noémie, main innocente, tire les tickets au sort; des “woooo!” accueillent les numéros gagnants qui remportent lots en tout genres. Jeux Nintendo DS Cooking Mama, GPS et autres font la fortune de nombreuses élues. Tiphaine et moi fantasmons sur l’énorme boîte qui trône au fond de la scène: un ordinateur? Un crêpe-maker Tefal? ah non, c’est une tablette pour poser son ordinateur sur les genoux (déception). Je gagne un sac La Petite Mendigote, avec un passe pour le château de Versailles et… un compte Flickr Pro. Oups, j’aurais dû écouter le monsieur tout à l’heure… Il faut que je me remette à la photo!

Je me décide à partir et prends congé de mes deux nouvelles amies sur fond musical, alors que commence un concert privé de la chanteuse Imany. J’hésite à rester, parce que j’aime bien, mais il se fait tard! “Un petit cadeau à notre livetwitteuse de la soirée”, me sort la fille qui m’a reconnue plus tôt, en me tendant un énorme sac de goodies (entre autre un t-shirt, un parapluie, une clé USB, et assez de farine Francine pour deux semaines de crêpes) offert à toutes les filles de la soirée. Merci les geekettes!

Photos by Tiphaine

Le dilemme chaud / sexy

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En surcroît de mes multiples névroses qualités d’organisation, je possède une propriété que je qualifierais de peu pratique la plupart du temps: une frilosité exceptionnelle. A l’instant où je vous parle, je suis affublée d’un sous-pull, un pull (en laine), une écharpe à trois tours (également en laine) qui m’arrive jusqu’au menton… et le radiateur est à fond. Dès le mois de septembre, et ce jusqu’en mai, j’ai tout le temps plus froid que les autres. J’ai un peu froid lorsqu’ils se sentent bien, et j’ai très froid lorsqu’ils ont un peu froid. Non, je ne suis pas très sports d’hiver.

En ce moment, pour m’habiller, je fais face au dilemme chaud / sexy. Ce n’est pas une émission érotique du matin sur RTL9, ou encore un choix cornélien sur le degré de pouffitude à accorder à sa tenue. Ou presque. En réalité, chaque matin est un challenge d’inventivité. Outre le sempiternel “je n’ai rien à me mettre” propre à beaucoup de mes comparses féminines – dont les étagères, tout comme les miennes, croulent sous les vêtements – une question supplémentaire, cruciale, se pose: “comment s’habiller chaudement tout en restant présentable”. Toutes les filles le savent: plus il fait froid, plus l’on doit redoubler de créativité pour ne pas ressembler à un sac (un gros sac dodu rempli de pulls en laine, style Bibendum). Déjà qu’on a perdu tout le bronzage acquis avec peine cet été, mais si on doit ressembler à une endive, autant que celle-ci soit bien habillée.

Il y a les matins “aujourd’hui, j’ai un rendez-vous client”. Les pires. Parce qu’un costume / tailleur / jolie chemise, ça ne tient pas chaud du tout. Et une veste de tailleur avec un pull, c’est moyen. Le pull, c’est la fin du look corporate; c’est la mort de toute possibilité d’être classe ET sexy ET avoir chaud à la fois. Les hommes mettent un costume et hop, c’est réglé. Parfois, c’est dur d’être une femme.

Il y a les matins “je déjeune avec untel” ou “je vais sûrement croiser untel de tel service que je trouve mignon” ou encore “rencard ce soir directement après le boulot”. Le genre de matins où tu sais que tu vas arriver à la bourre, parce que tu mettras 45 minutes rien que pour choisir ta tenue. Trouver la tenue qui 1. te met en valeur mais 2. pas trop quand même parce que tu passes la journée au travail; et 3. qui tient chaud mais 4. pas trop parce que tu ne veux pas transpirer et arriver complètement nauséabonde à ton rancard après une journée de travail et plusieurs trajets en métro. Autant dire que si ce cas de figure se représente trois jours de suite, ça devient complexe.

Heureusement, il y a les matins “blasée” où tu te contentes d’enfiler un gros pull et une paire de jeans  avec des baskets (enfin ça, c’est en agence; si ce n’est pas le cas, se reporter exclusivement au cas de figure n°1 consacré au look corporate). Et tu décides que tu t’en fous, parce que tu seras devant ton ordi toute la journée. Évidemment, c’est toujours ces jours-là que tu vas croiser le stagiaire / collègue mignon (en espérant que ce ne soit pas en fin de journée lorsqu’il te reste zéro maquillage et que tes cernes ont doublé de volume) ou te faire inviter à “prendre un verre tous ensemble” le soir même.

Heureusement, il reste des hommes pour penser que le moment où une femme est la plus belle est au réveil. Enfin, il me semble avoir entendu ça. Une fois. Bref. Visiblement, ces hommes-là se prennent moins la tête que moi… mais ça, ce n’est pas difficile.

Obsessive Girls: le championnat

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Je ne connais que deux personnes de mon entourage qui soient pires (meilleures?) que moi sur les petits détails, le rangement, l’heure et la propreté. Enfin, il y en a sûrement d’autres, à mon niveau tout du moins, mais je ne les connais pas assez pour en juger. Bon, il y a Papa aussi (faut bien que je tienne de quelqu’un), mais lui, il a comme moi ce fond bordélique qui fait moisir le courrier sur un bureau, enfoui sous une pile de papiers (importants, eux aussi); je crois qu’on se vaut. Et Maman, mais elle ne stresse pas du tout comme moi. Et ma Grand-Mère. Vous me direz: finalement, il y a plein de gens comme toi en fait. Oui bon, la famille, ça ne compte pas.

Et puis, il y en a mille fois plus qui ne le sont pas. Peut-être qu’il stressent à cause de l’heure, ou la propreté, ou le rangement, ou font des listes; mais tout ça à la fois, ça commence à faire du lourd. Donc, on va dire que je n’ai que la médaille de bronze du championnat de l’Obsessive Girl. Ci-dessous, les deux personnes qui gèrent tellement que je les nomme lauréates, et haut la main:

My Bro. La seule personne à qui j’ai survécu (et vice-versa) en collocation. Miracle ultime. Ce n’est pas seulement une bonne entente parsemée de petits incidents quotidiens; c’est une entente exceptionnelle qui n’est perturbée que par l’épisode ponctuel de l’égouttoir. My Bro et moi, c’est Joey et Chandler. Le secret de cette entente au quotidien – mis à part une forte tendance à la geekerie – réside dans sa merveilleuse propention à ranger tout ce qui traîne.

Non, absolument tout. Je rentre le soir et l’appartement me paraît étrangement vide. “Tu as rangé mon étagère?” (l’étagère à DVD juste à droite de ma place de canapé où j’ai tendance à laisser traîner mes mugs de thé froid et emballages de Kinder) – “Bien sûr que je l’ai rangée”. Bien sûr. Ainsi que la vaisselle. Je rentre après un week-end en province, et elle a fait trois lessives, étendu le linge, plié les trois quarts et le reste est à sécher. Et le tapis est nettoyé, et l’aspirateur passé, et les poubelles sorties, et l’aspirateur re-passé sous le sapin, et la salle de bains nickel. Véridique (ça date du week-end dernier). Comme je ferais, mais encore mieux, et avec plus de ténacité. Exceptionnel.

SalaGirl. Je la connais depuis 17 ans. Le troisième jour après la rentrée des classes, en Ce1, elle a couru vers moi et pris la main lorsqu’il a fallu se ranger deux par deux (“et en silence!”). Franchement, n’allez pas me dire qu’à cette époque-là, un instinct ultrasonique-salamandresque nous a informées du fait que l’on deviendrait toutes les deux comme ça. Soyons rationnels. Accordez-nous la douce innocence de l’enfance.

SalaGirl est l’Obsessive Girl aux mille listes, travailleuse acharnée – question de survie en médecine – ultra-stressée de l’heure, maniaque de la propreté. Son appart’ ressemble à la page d’un catalogue IKEA (mais en plus joli): nickel, neuf, propre, rangé, avec goût et simplicité.  Sauf le bureau sur lequel résident quelques livres et listes – ceux de la journée. Et elle cuisine comme une déesse. C’est Monica, moins les défauts. Que demande le peuple.

Et bien entendu, je connais encore d’autres personnes qui, bien qu’ayant moins de sens du détail (périphrase me servant d’euphémisme remplaçant “obsessionnelles-compulsives”), sont tout aussi géniales. J’ai vraiment de la chance. Finalement ce Blog post se termine en “merci”.

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