“A défaut de pardon, laisse venir l’oubli”

Dear Diary, Journal d'une Rêveuse 3 Comments »

Il y a quelques jours, j’ai déjà brisé une de mes mauvaises résolutions. “N° 9: Être rancunière [...]“.

Avouez-le: la rancune, ça fait du bien. Tous ceux qui se sont fait marcher dessus sans broncher lors d’une adolescence catastrophique (90% d’entre nous, donc) connaissent la valeur d’une rancune tenace. Ça s’apprend, ça se nourrit, puis ça s’installe, comme un réflexe. “Tu me blesses, je te blesse en retour”: le sentiment de vengeance, mais sans forcément de passage à l’acte. La rancune s’insinue peu à peu dans nos veines et empoisonne nos pensées, parfois jusqu’à l’obsession.

On s’en sustente comme d’un stimulant, et elle nous donne la gnaque, la hargne, l’énergie nécessaire à nos besoins. Que ce besoin soit un travail acharné de catégorie “je vais leur montrer de quoi je suis capable” ou la colère destinée à nous éloigner de la personne qui nous a blessés. Mieux encore, elle nous donne l’illusion de détenir un pouvoir sur l’autre,  de lui faire mal, même si celui-ci n’est pas forcément au courant (ou s’en fiche complètement!).

Le véritable problème est que la rancune blesse surtout la personne qui la ressent. Un proverbe africain dit: “le cœur amer mange son maître“. Il est bien dit que la rancune ronge. Elle détruit. Toute colère non exprimée finit par se retourner contre celui qui la nourrit.

Il y a quelques jours, je me suis rendu compte que j’avais pardonné quelqu’un. Je ne l’ai pas fait consciemment: c’est juste arrivé. Et d’un coup, un poids s’est levé dans mon coeur, et un sentiment de guérison, une euphorie, un véritable soulagement a fait place à des semaines, des mois de torture mentale. J’ai littéralement plané, mais sans me cramer de neurones.

Cette année, je m’autoriserai à être rancunière (parce que j’aime ronger mon os, quelque soit le degré d’auto-nuisance provoqué), mais je m’autoriserai également à pardonner. Encore plus efficace qu’un comprimé de Lexomil.

Vos mauvaises résolutions 2010?

Journal d'une Rêveuse, Obsessions 4 Comments »

Cette année, je prends des mauvaises résolutions. Les bonnes résolutions, c’est has been. J’en ai tellement appliqué ces derniers mois que je me dis “c’est bon hein”. Je ne bois presque plus, je ne fume (presque) jamais, je fais du sport, je dors 8h par nuit, j’ai (presque) arrêté Second Life, je m’énerve rarement, j’ai des amis formidables, j’aime mon boulot et je suis heureuse. C’en est presque indécent.

J’ai décidé que les mauvaises résolutions, c’était cool comme un Twitterer influent qui ne follow personne, RT personne et méprise tout le monde. Bref, c’est mal, mais c’est in.

Mauvaise résolution 2010 n°1: Faire des erreurs.

Mauvaise résolution 2010 n°2: Être trop sensible.

Mauvaise résolution 2010 n°3: M’accorder des soirs de glande-tv devant des séries vues et revues au lieu d’aller au sport. Parfois.

Mauvaise résolution 2010 n°4: Passer trop de temps sur Facebook, Twitter et le web de manière générale.

Mauvaise résolution 2010 n°5: Râler, provoquer et bouder.

Mauvaise résolution 2010 n°6: M’empiffrer de fromage, de chocolat Kinder et de rillettes aussi souvent que j’en ai l’occasion.

Mauvaise résolution 2010 n°7: Psychoter sur le ménage, la propreté, le rangement, l’heure, les listes et tout ce qui me rend moi.

Mauvaise résolution 2010 n°8: Ne pas parler lorsque je n’en ai pas envie. Même si ça fait asocial.

Mauvaise résolution 2010 n°9: Être rancunière parce que je me donne un an de plus pour pardonner.

Mauvaise résolution 2010 n°10: Prendre des mauvaises résolutions pour 2010. Parce qu’à trop vouloir être parfait, on oublie qui on est vraiment.

 

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